TEXTE, PHOTOS ET VIDEO DU SPECTACLE :
"XANTOLO"
LA TOUSSAINT AU MEXIQUE
DE LA COMPAGNIE DE DANSE "MÉXICO"
(COMPAÑÍA DE DANZA FOLKLÓRICA)
Rituel plein de magie inscrit depuis 2008 par l’UNESCO dans la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Lundi 22 octobre 2012
France-Amériques 9 avenue Franklin Roosevelt 75008 – Paris
Le carnaval, l'offrande ou autel des morts et le mariage célébrés dans cette période de l'année, sont les trois éléments qui conforment cette programme pour vous inviter connaître cette tradition classé depuis l'année 2010 pour l'UNESCO, comme patrimoine oral intangible de l'humanité.
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| Paroles de bienvenue de M. Olivier Lafourcade, Président de l'AAMF |
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| Musique de la Huastèque Hidalguense
L'offrande (autel des morts)
Le
30 octobre, journée de la fleur, á partir de quatre heures du matin, on éclaire
avec des torches le chemin du marché où l’on vend les fleurs, les fruits et les
perches utilisées pour les arches. Tout cela est nécessaire pour préparer
l’offrande des morts du lendemain qui, selon la tradition indigène, est une des
façons d’accueillir leurs êtres chers.
Cette pratique remonte á
1800 a.c. époque où on enterrait déjà les morts en faisant des offrandes pour
les conduire ainsi vers une nouvelle vie dans la région des dieux qui
habitaient le Mictlán, le lieu des morts.
Le
31 octobre bien tôt le matin, chaque famille du village commence á préparer son
offrande, laquelle doit rassembler les éléments essentiels pour bien accueillir
les âmes, faute de quoi l’enchantement spirituel autour de ce rituel se
perdrait. Chaque élément répond á un besoin particulier et renferme sa propre
histoire, tradition, poésie et mysticisme.
Pour
commencer l’offrande, rien de mieux que du papier en soie piqué, qui en plus
d’être un superbe artisanat, sera la base pour couvrir l’autel de couleurs.
Elles attireront plus facilement ces âmes bien chéries.
Un
des éléments qui ne peut pas manquer est une nappe brodée á la main en point de
croix, faite spécialement pour l’occasion. On doit utiliser des couleurs vives
et surtout les plus appréciées du défunt en question lorsqu’il était en vie ou
bien une autre fabriqué par quelqu’un de la famille spécialement pour vénérer
les siens déjà morts.
On
incorpore á cette offrande indigène mexicaine, des images religieuses
espagnoles apportées lors de leur arrivée dans notre pays. Cela marque sans
doute la fusion des ces deux cultures. On mettra aussi des photos des personnes
mortes qui nous étaient chères ; mais aussi celles d’autres défunts qu’on
pense qui viendront profiter de tout ce qu’on a préparé en leur honneur.
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| Preparation de l'offrande ou autel des morts
Le
sel est utilisé dans l’offrande comme un élément de purification qui sert á ce
que le corps ne s’abime pas pendant son voyage d’aller-retour et qu’il puisse
revenir l’année suivante. Un
autre élément de haute importance est l’eau. Elle est source de vie qu’on offre
aux âmes, pour calmer leur soif après tout ce long chemin parcouru et aussi
pour les encourager pendant leur retour.
Avec
grand soin, on préparera les plats préférés du défunt, ils pourront être mangés
et partagés le 2 novembre avec tout visiteur de ce jour. Parmi ces plats, il ne
pourra pas manquer le zacahuil qui est un tamal géant typique de cette région,
les haricots et les traditionnels ragouts faits maison á base de chili, sans
oublier bien sur le riz rouge. Pour réjouir les plus gourmands, on n’oubliera
pas les bonbons, les petits morceaux de piloncillo enveloppés dans des feuilles
de mais, et les sucreries traditionnelles de cette célébration á base de
citrouille qu’on cueille á cette période de l’année. On fabrique aussi le pain
de mort pour l’occasion.
Les
fruits ont une place très importante dans l’offrande car, en plus de délecter
les défunts par leurs gouts, remplissent de couleurs l’autel en parfumant
l’endroit pendant la visite de l’âme. Dans la coutume, on croit que quand le
défunt partira, il s’en ira content d’avoir senti toutes ces odeurs. Elles
restent souvent imprégnées dans la maison pendant quelques jours après la
célébration.
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En
ce qui concerne les boissons, le cacao ou le chocolat est indispensable á
l’offrande. Il est préparé á l’ancienne en le remuant á l’aide d’un petit
moulin qui est un ustensile utilisé dans tout le pays. Il a été créé par les
aztèques spécialement pour faire un chocolat moussant. Il est servi comme le
veut la tradition dans de tasses de terre cuite.
Pour
compléter les boissons on choisi celles que le défunt préférait et qui vont de
l’aguardiente jusqu’á la bière en passant par le mezcal.
Le
but est que l’âme trouve dans cet autel tout ce qui lui fait plaisir
lorsqu’elle traverse ce monde, sans oublier ses cigarettes préférées.
La
représentation la plus évidente du contact entre les indigènes et la mort son
les traditionnels calaberitas de azúcar. Ce sont des tètes de mort en sucre
merveilleusement décorées avec des ornements en papier et en sucre pleins de
couleurs auxquels on ajoute le nom du défunt sur le front pour qu’il se
reconnaisse aussitôt en évitant ainsi qu’ils se trompent de maison et pour qu’il
sachent qu’ils sont attendus !!!!!!!!!!!!!
On
ajoutera aussi dans l’offrande un objet ayant appartenu au défunt ou bien un
objet dont il aimait se servir en vie comme un chapeau, un sac, une jupe, un
collier ou, s’il s’agit d’un enfant, un jouet traditionnel en terre cuite. Tout
ceci dans le but qu’il se sente á l’aise et surtout qu’il ait envie de revenir
l’année d’après.
Les
fleurs de zempazuchitl évoquent par leur couleur orange, une ambiance de fête.
On met sur l’autel un bouquet de ces fleurs. Elles contribuent en grande partie
á ce délicieux mélange de senteurs. Elles peuvent être cueillies uniquement
pendant cette période de l’année. Durant la cérémonie on brule du copal dans
des encensoirs fabriqués également pour l’occasion. Ils sont peints de la même
couleur que les fleurs.
Dans
les communautés indigènes de cette région, l’arche a une signification très
importante. Elle représente l’amour des habitants de la maison pour autrui et
pour les défunts. Ils trouvent qu’elle est la meilleure façon de vénérer les
défunts qui leur étaient chers et d’accueillir toutes les personnes
susceptibles de leur rendre visite pendant ces jours de fête. D’autant plus
qu’ils considèrent que chaque visiteur emmène avec lui l’âme de quelqu’un qui
est déjà mort et que la moindre des politesses est d’accueillir tout visiteur
tel qu’il se doit.
Cette
arche est surtout décorée avec des fleurs de zempazuchitl mais pour lui donner
un peu plus de couleur et de senteur on rajoute aussi un autre type des fleurs
appelées olotillo. On croit que lorsque les défunts passent sous l’arche cela
représente l’entrée vers la rencontre de leur âme.
Une fois l’offrande terminée il ne reste plus qu’allumer les bougies. Les premiers habitants de la région utilisaient à la place des bougies des tranches d’ocote, bois d’un arbre qui dégage une odeur d’épice.
Avec leur chaleur scintillante, elles guident les âmes vers leurs anciennes demeures et les accompagneront en éclairant le chemin de retour. Elles représentent la lumière, la foi et l’espoir. Dans plusieurs communautés indigènes chaque bougie représente un défunt, lequel est invite à venir á l’autel á travers une prière.
Voilà le résultat !!!!!!
Le Mariage
Les
fleurs ont une place très importante dans le rituel des mariages huastèques.
Elles sont très importantes dans cette cérémonie et on profite justement de
cette période de l'année pour effectuer sa célébration. Un an avant la date du
mariage, on fait les fiançailles ; le fiance demande la main de sa promise
et ainsi sa famille et lui ont le temps suffisant pour semer et cultiver les
fleurs de San Antonio qui seront cueillies á la fin du mois d’octobre de
l’année á venir. Elles seront utilisées pour effectuer le rituel tel que le
veut leur tradition. Une fois les fiançailles terminées, les fiances ne se
verront qu’une fois par mois chez les parents de la fiancée et toujours en leur
présence. A cette occasion, ils auront le droit de se parler mais uniquement
pendant qu’ils dansent le huapango qui est une danse traditionnelle de la
région. L’homme n’a pas le droit de toucher sa fiancée et elle ne peut pas le
regarder dans les yeux. Ils peuvent s’approcher et elle á le droit á regarder
les pieds de son partenaire puisque pour les indigènes, les pieds sont la partie
du corps la plus sensuelle.
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Le cortège et le mariage
Travail :
Pendant
ces visites mensuelles, les deux familles doivent s’assurer que les fiances
sont prêts pour le mariage. Pour cela, l’homme doit montrer qu’il sait
labourer, faire preuve d’une conduite irréprochable, être un homme respectueux,
très propre de sa personne, aimable et courtois avec autrui. La fiancée doit
démontrer qu’elle sait faire la cuisine, coudre, broder a la main le point de
croix et savoir faire les tortillas ; au même titre que l’homme, elle doit
présenter une conduite sans faille ainsi que faire preuve d’une extrême pudeur
dans son comportement quotidien. Pendant toute la durée des fiançailles, elle
ne pourra sortir qu’en compagnie de ses parents.
L’eau :
Le
jour du mariage, les préparatifs du rituel commencent très tôt. La cérémonie du
mariage se déroulera chez le fiance. La marraine du mariage doit remplir sa
cruche dans le fleuve avant de se diriger chez le fiance pour effectuer la
célébration de la purification. Ensuite elle devra arroser á son passage le
chemin qui mène jusqu'à l’endroit où seront places les futurs maries. L’eau
étant considère comme symbole de vie et de pureté.
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Cadeaux:
Lorsque
toutes les invites sont réunies, chaque invite offre un présent à futures
maries. Ils vont du zarape jusqu’aux poules en passant par des haricots, du
mais, des fruits, de la bière, du pain et des marmites. Cela dépend bien sur du
budget de chaque invité.
Habillement:
Une
fois que les cadeaux ont été donnes, se prépare l’enceinte matrimoniale avec
les fleurs de San Antonio. Ensuite, ils procèdent au rituel de l’habillement.
Le premier á passer est l’homme, il portera un chapeau et une machette neuve. La
fiancée, elle, aura une jupe et un rebozo blanches et neuves comme symbole de
pureté. Pour finir, elle procédera au traditionnel rituel d’échange des rubans.
Dés aujourd’hui, á la différence des jeunes femmes célibataires, elle devra
porter des rubans courts.
Conseils:
Maintenant,
les fiances s’apprêtent á écouter très attentivement le discours des
conseils ; la plupart du temps il est fait par les parents des futurs
maries ou bien par un couple marie de la communauté, reconnu pour leur vie
maritale exemplaire. Ils leur parlent du respect réciproque, de l’amour, de la
fidélité, de la cordialité et de l’amabilité envers leurs familles et voisins,
ils les mettent en garde contre la Heine, les ragots et les indiscrétions. Ils
leur recommandent d’être une femme travailleuse et un homme entreprenant. Avec
leurs paroles, ils veillent á ce que le jeune couple ait une base solide pour
fonder une nouvelle famille et ainsi vivre en paix et harmonie entre eux et
dans leur entourage.

Repas :
Les
fiances ont une grande réflexion sur les conseils reçus, elle couvre son
partenaire avec son rebozo en se préparent de cette façon pour recevoir le rite
du repas, tous les invites passent á tour de rôle leur servir les plats qui ont
été prépares pour l’occasion. Les fiances mangent dans la même assiette et
boivent du même verre. Avec cet acte ils deviennent mari et femme.
En
finissant leur repas, ils concluent le rite du mariage au moment qu’ils donnent
á manger á leurs invités.
Musique-danse :
La
musique est également très important dans la vie de la communauté indigène. Le
jour du mariage les premiers á arriver et les derniers á partir ce sont les
musiciens. Le Xochipitzahuatl est la chanson traditionnelle des mariages, elle
doit être joue sans arrêt pendant tout le mariage jusqu’au á la fin de repas.
C’est pour cela que dans la plupart des mariages, il y a deux ou trois groupes
qui jouent et qui se remplacent entre eux á tour de rôle. Une fois le repas
fini, ils pourront jouer leur musique préfère, les Huapangos en invitant ainsi
toute l’audience á ouvrir le bal.
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| Interview à Mme. Evelyn Cheuvreux par Mme. Kasia Wyderko, correspondant de Noticieros Televisa |
Pour cohabiter avec ces êtres bien chéris qui sont morts et pour perpétuer la flamme de vie qui illuminera pour toujours la rencontre entre les morts et les vivants à travers les yeux de l'âme.....










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